Commençons ce voyage dans le temps…

Il y a fort fort longtemps, lorsque je n’avais pas encore de cheveux blanc,

De larges bouclettes, couvraient ma tête !

Max, 5 ans aimait beaucoup dessiner (et manger des gâteaux…)

Les courbes au dessus des personnages sont censées être des oiseaux… Et dire que j’ai gardé le souvenir de mettre dit à l’époque : « ouaah j’ai trop bien réussit les oiseaux ! ».

 

L’ ÉCOLE PRIMAIRE

Au CP j’aimais beaucoup faire l’illustration des poésies. Une prof m’avait même collé car elle ne croyait pas que j’avais fait seul un dessin. J’en ai alors fait un tout beau tout joli sous ses yeux pour qu’elle me croit. (1ere colle à 6 ans qui dit mieux !)

(J’avoue avoir à moitié triché puisqu’il me semble que chez moi je m’aidais d’images pour réussir à mieux dessiner. Mais chuuuut… gardons le secret)

 

Effet de mode oblige, je recopiais quelques dessins de DBZ :

 

A cette époque j’avais mon cahier d’agent secret où j’inventais tout pleins d’armes, robots géants et bases secrètes… Avec mes jouets j’inventais des scénarios où je mélangeais tout les univers et tout types de jouets. Toy Story avant l’heure !

L’école primaire fut une des périodes les plus créatives de ma vie. J’observais beaucoup, toujours à l’affût d’une forme originale ou d’une idée.

Je réfléchissais beaucoup aussi, quand j’y repense… ça fait peur ! On ne devrait pas sous-estimer les enfants. Ils sont bien plus malin qu’on ne le pense, ils n’ont simplement pas les mots pour l’exprimer.

 

LE LYCÉE

Les vacances, l’Espagne, le soleil… Conditions idéales pour commencer à dessiner régulièrement. En fait je fus tellement surpris par la « qualité » de mes recopiages que cela m’avait donné l’impulsion nécessaire !

 

À l’époque je dessinais principalement pour faire un « beau » dessin, c’est à dire un dessin qui donne l’impression d’être bien fait, et j’insiste sur « l’impression » ! Ils n’avaient aucune vie !

Sans modèle je luttais tellement pour que ça ne ressemble au final à pas grand chose, que j’ai longtemps privilégié à tort le recopiage.

 

 

Quelle perte de temps quand j’y pense… si seulement j’avais été guidé, j’aurais mis davantage à profit la période du lycée pour m’améliorer en dessin.

 

En 2e année de Lycée, après un an de recopiage, j’étais devenu une vraie photocopieuse humaine (ce qui présente un intérêt bien limité…)

Je commence à utiliser un crayon 4B pour finaliser certains dessins. Étant très gras, le noir est mieux rendu :

Les vignettes suivantes sont une sélection de dessin réalisés en fin de lycée. On voit tout de suite la différence vis à vis des recopiages…

(Les deux dernières vignettes sont des dessins faits en cours puis repris pendant les vacances)

Premiers essais timides de dessin d’observation. J’aurais du en faire plus.. bien plus ! Ralala max du passé, t’as pas assuré !

 

Divers recopiages de manga et de la bande-dessinée espagnole Mortadelo & Filémon :

 

Déjà la dernière année de lycée. Le bac à la fin de l’année, ça rigole plus : un devoirs à la maison de maths par semaine ! De quoi bien s’occuper mais ça m’a beaucoup aidé, rien ne vaut la régularité. Malgré tout, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup dessiné en cours. Je remercie d’ailleurs les profs de ne pas m’avoir ennuyé avec ça !

 

Je me suis inscrit à l’option art cette année là.

C’était la première fois que je dessinais sur un format raisin (65*50 cm) Pour les deux premiers, honte à moi, je me suis beaucoup aidé d’autres dessins pour la position. Presque du recopiage…Le spiderman par contre, j’y ai passé énnoooormement de temps et beaucoup de croquis préparatoires ! Je vous invite à aller voir la page : La persévérance par l’exemple pour en voir les étapes !

 

1er essai aux pastel gras, je crois que cela se passe de commentaires.

Oui c’est assez laid !

 

 

Petit à petit, je décide de faire des recopiages plus rapides, davantage pour « retenir » des positions de personnages que de faire de « beau » dessin. (Ce qui est tout aussi peu utile… mais à l’époque je ne m’en rendais pas compte, dur de se guider soi-même.)

 

Mes 1ères bandes dessinées

Faire des bandes dessinées m’attirait beaucoup mais n’arrivant pas à dessiner correctement je n’avais jamais tenté. Le dessin aurait plus été une gène à la narration qu’autre chose… Pendant ma dernière année de lycée et à force de m’entrainer j’avais tout de même décidé de me lancer !

Après avoir recopié des dessins de titeuf j’en ai fait un sans modèle, le résultat était moyen mais il m’a donné envie de continuer. L’idée d’une bd apparu alors d’un coup, profitant de cet élan, j’écrivis un descriptif des cases puis divers croquis en m’aidant des dessins de ZEP. Voici la version finale :

 

(oui je suis la choupitude incarnée… )

 

 

Bientôt la fin de l’année et le BAC groumphh…

Avec un pote on s’amusait à jouer aux sabres laser avec nos stylos… cela se passe de commentaires…

Les idées viennent ensuite je ne sais plus comment, le cours tout simplement oublié, pour changer… J’aime bien certains des croquis réalisés mais la bd en elle même est lourde de défauts.

 

 

 

 

 

Celle-ci a été faite un peu plus tard. Pour la comprendre il faut savoir que je dépensais à l’époque tout mon argent en bd, comics et manga. C’est pour ça qu’une bibliothèque apparait dans (ou plutôt c’est) la troisième case. Avec mes moyens de l’époque j’avais essayé de créer des cases originales (bibliothèque et table) tout en guidant bien l’œil du lecteur…

 

Celle-ci aussi n’a pas été faite au lycée mais l’année d’après, sur un sujet imposé.

Pas terrible terrible…

 

 

Pendant les douces et grandes vacances post-bac S, je me suis mis à recopier beaucoup de dessins d’anatomie des livres de Burne Hogarth (aujourd’hui il y a les livres de morphologie de Michel Lauricella qui ont l’air géniaux) :

Bien que je recopiais bêtement les dessins sans les comprendre, les explications du bouquin m’ont permis d’apprendre certains trucs bien pratiques. De quoi débuter plus sereinement les cours de modèle vivant aux beaux arts, l’année d’après.

Ah le lycée, la fin d’un cauchemar et le début de l’aventure ! ;-)

Bon courage à tout ceux qui sont à l’étape du BAC. Après cette étape, j’ai peu redevenir maître de ma souveraineté et décider de là où je voulais aller. Quelle joie !